Bien que je reçoive régulièrement des informations concernant le cycle lunaire, les phases de la lune et ce qui est prévu au niveau énergétique, je n’ai jamais vraiment porté attention à tous ces effets.  Cependant, je dois dire que j’ai lu quelque part, à la fin janvier, que le mois de février allait être un mois de bouleversements, une période où tout allait aller vite, atteindre un point culminant.  Ça, je m’en suis rappelé !  Et je peux dire que février travaille déjà à me défriser les cheveux.  Et le « peak » jusqu’à maintenant a débuté lundi dernier, le 4 février, et s’est prolongé toute la semaine.  Et que se passait-il au niveau astral lundi le 4 février 2019 ?  La nouvelle Lune ! 

Je peux vous dire qu’avec tout ce que j‘ai vécu je vais porter attention dorénavant aux phases de la lune et comment tout cela m’affecte.  Peut-être que ce n’était que pures coïncidences…pour ce que j’en pense du hasard !

Tout a débuté avec ma voiture.  Je ne me plains pas trop, depuis que je l’ai (une 2010 tout de même) elle ne m’a jamais coûté un bidou en réparation, que de l’entretien régulier.  Mais là avec le changement de pneus pour l’hiver, toutes les complications se sont additionnées.  Tout d’abord, j’avais laissé mes pneus dehors et avec la belle météo hivernale, il y avait de la glace à l’intérieur quand je me suis pointé au garage pour les faire installer.  Suite au changement de pneus, ce qui devait arriver arriva, il s’est produit un mauvais balancement et mon volant a poigné le tic nerveux assez intense.  Retour au garage pour arranger ça et pour mentionner en même temps que ma voiture derrière faisait « ka kling ka klang ».  Inspection faite, je dois changer mes amortisseurs.  Bon très bien, mais ça peut attendre après les fêtes, youpi !!  Quelques jours plus tard, je prends ma voiture pour faire une commission et sur l’autoroute, un bruit vraiment étrange attire mon attention, je ralenti, prends la première sortie et me trouve un stationnement.  Constat : j’ai un pneu à terre !  Mon conjoint arrive à ma rescousse avec un compresseur portatif pour voiture, je croise mes doigts.  Oufffff, il regonfle et tient la route.  Une mauvaise adhérence, faudra aller au garage pour corriger ça. 

Au début janvier, je remarque que ma voiture sent le brûlé quand je roule.  Au début je croyais que j’avais omis de retirer mon frein à main.  Au deuxième déplacement, vérification faite, je ne roule pas sur le frein et ça sent le brûlé.  Mon conjoint vérifie et observation faite le « caliper » arrière est coincé.  Mon char ne peut même plus bouger!  Poigné dans le tempo.  Une belle job de mécano pour un électricien !  Il s’en sort haut la main et ma voiture peut reprendre la route. 

Fin janvier arrive et je décide de prendre mon rendez-vous pour mes amortisseurs, et en même temps mon pneu qui dégonfle et une lumière avant de brûlée.  Je rentre ma voiture au garage le mardi matin.  À la fin de la journée, j’apprends que les pièces ne sont pas arrivées donc rien n’a été fait sur ma voiture.  J’ai des enfants à voyager matin et soir à l’école, j’ai des clients à rencontrer et des rendez-vous personnels, enfin j’ai une vie comme tout le monde.  Je me démène au mieux pour me trouver des « lifts » et jongler avec cette réalité qui m’échappe.  J’emprunte la voiture de ma mère pour le lendemain matin en espérant récupérer la mienne en fin de journée le mercredi.  La fin de journée arrive, rien de fait encore !  La « steam » commence à monter, mais je mets une grosse dose de compréhension dans tout ça (oui je sais vous allez me dire que ça n’a pas de bon sang !!).

J’appelle des centres de locations pour avoir une voiture pour la prochaine journée.  Avec les mauvaises conditions routières des derniers jours et tous les accidents, il n’y a plus aucune voiture de disponible nulle part !!!   Je demande alors au père de mes enfants de les garder pour la nuit puisque je ne pourrai pas aller les porter à l’école le lendemain, il accepte.  Du même coup, je reporte tous mes rendez-vous du jeudi avec mes clients.  Le jeudi arrive….conditions routières affreuses = pas d’école.  Le jeudi soir, je suis toujours sans nouvelle de mon garagiste.  Je lui téléphone et j’apprends que ma voiture sera prête vendredi soir.  Je lui annonce que je ne pourrai pas venir la chercher puisque je pars pour Québec tôt vendredi matin et que je reviens dimanche soir.  Je prévois passer récupérer ma voiture lundi (soit 6 jours plus tard). 

Le lundi matin arrive, je suis afin parvenue à cette merveilleuse journée où je vais pouvoir reprendre possession de mon véhicule.  Je lui téléphone pour l’informer que je vais passer, il me dit que ma voiture est dans le garage, ils sont en train de travailler dessus !!!!  QUOI ?? 

Finalement, mon amie vient me porter au travail, je fais ma journée.  J’apprends le montant de ma facture et que je devrai la rapporter rapidement car le « ball joint » est à changer ! Finalement après ma journée au bureau, je n’ai plus vraiment le temps de passer et je reprends ma voiture seulement vers 21h le lundi soir.  J’ai tellement hâte d’embarquer sur la route et de constater comment elle va bien rouler.  Je paye ma facture hyper salée et je constate ensuite qu’elle ne va pas si bien que ça.   Ça paraît qu’il y a un problème avec la table de suspension.  Hey…ça va tu finir ?  Je vous ferai remarquer que je suis toujours en janvier, imaginez !  Février n’est même pas encore commencé.

Le lendemain, je rappelle au garage pour un rendez-vous pour corriger la situation.  Il commande la pièce et peut prendre ma voiture le lundi suivant, au matin et elle sera prête sur l’heure du dîner.  En attendant, je ne me sens pas du tout en sécurité dans ma voiture, avec l’hiver qu’on a en plus.  J’organise ma journée du lundi….vous savez le lundi 4 février !  On y est.

C’est parti, je m’organise avec mon ami qui reste à 2 minutes du garage pour aller travailler de chez lui en attendant ma voiture.  Au garage, il m’annonce qu’il est dans l’jus qu’il ne sait pas s’il aura le temps avant midi.  Je lui dis que je peux lui laisser au maximum jusqu’à 14h.  À 13h15 je lui téléphone pour apprendre qu’il n’a pas eu le temps de la rentrer.  Je rage !  Je passe récupérer ma voiture et il me convoque pour mercredi matin première heure et m’assure qu’elle sera prête pour midi. 

Ce lundi 4 février, les irritants déboulent. Je dois aller porter ma fille à un rendez-vous en après-midi. Pour la première fois que je me pointe là-bas, j’y vais à toutes les 2 semaines, il n’y a aucune place de stationnement.  Une cliente me téléphone pour déplacer son rendez-vous de la semaine.  Une autre personne que je devais rencontrer dans la semaine pour discuter réflexologie annule le rendez-vous.  Et je dois animer une Soirée Légèreté en fin de journée et j’apprends que les personnes inscrites ne peuvent plus venir.  Je reste donc à la maison tranquille.  En fin de soirée une chicane éclate au sein de la famille et deux de mes enfants décident d’aller finir la semaine chez leur père.  On respire !

Le mardi, je me sens toute croche avec les événements de la veille, j’ai bien du mal à me concentrer sur mon travail.  Et ma voiture va vraiment mal, je n’en peux plus de me sentir en danger au volant.  À la fin de la journée, je me sens complètement déboussolée.

Le mercredi, j’apporte ma voiture au garage et je vais travailler dans un café tout près en attendant.  À midi je retourne comme prévu.  Il m’annonce que ma voiture est prête, qu’il a fini juste à temps mais qu’il n’a pas eu le temps de me faire ma facture et me demande de repasser le jeudi ou le vendredi pour régler ça.  Parfait, un petit délai pour mes finances !  Bon enfin, je vais embarquer dans mon auto et avoir tous les bienfaits de ces réparations.  Je démarre, je prends la route et HORREUR !!!!!  Mon volant est à 45O.  Je savais que j’avais besoin de faire faire un alignement suite au « ball joint » de changé mais, je ne m’attendais pas à ça.  Et en plus, lorsque je freine, le volant tire à gauche et les pneus tirent à droite, ma voiture dévie !  Je panique encore plus et je me dirige tout droit et lentement vers un autre garage.  Il est midi trente, c’est fermé pour le dîner.  Je rentre chez moi en empruntant un petit bout d’autoroute et je me tiens à 70 km/h.  Le cœur me débat, je me sens à bout de nerfs, il n’a y a rien qui marche comme c’est sensé.  Je dois retourner au bureau pour 14h.  Je prends une bouchée, téléphone à l’autre garage, explique ma situation et ils me donnent un rendez-vous pour le lendemain matin pour un alignement en me mentionnant qu’ils vont vérifier le travail précédent qui a été fait.   Je retourne au bureau en empruntant les petites rues. J’appelle l’école pour avertir mes enfants de prendre l’autobus pour aller chez leur père car je ne veux pas retoucher à ma voiture.  Mon conjoint vient me chercher et il conduit ma voiture jusqu’au garage…elle y restera pour la nuit, pas question de prendre la route avec ça ! Je suis dans l’obligation de déplacer ma cliente du mercredi soir au jeudi.  Je vais décompresser à la piscine avec mes enfants et je vais chercher la voiture de ma mère pour pouvoir m’organiser le lendemain. 

Le jeudi, je suis au bureau, bien tranquillle.  Ma voiture est finalement entre bonnes mains.  J’ai deux clientes et tout semble vouloir aller finalement pour le mieux.  À 12h30 l’école me téléphone pour m’annoncer que mon fils est tombé, qu’il a une blessure qui nécessitera des points de suture.   Constat : je suis à pieds, le père de mes enfants est à Montréal, j’ai une cliente qui arrive dans 30 minutes, c’est moi qui a la carte d’assurance maladie et à l’école c’est la panique il faut aller à l’urgence de toute…urgence !  On me dit que ça sera trop long avant que le papa arrive, le directeur va aller à l’hôpital avec mon fils.  Je contacte ma mère, elle va chercher mon garçon à l’école, vient récupérer les cartes et se rend à l’urgence.  Je craque…je n’en peux plus !!  Dix minutes avant que ma cliente arrive, je suis à bout de nerfs, je pleure ma vie et j’ai du mal à me ressaisir.  Par chance, j’ai quand même quelques trucs pour me calmer.  Je donne mon soin et je me vide la tête.  Heureusement que les clients sont là pour me permettre de revenir totalement dans le moment présent !!  Suite au soin, je me rends au garage pour enfin prendre ma voiture qui devrait vraiment bien aller maintenant.  En arrivant là-bas, il me montre une photo qu’il a prise en vérifiant ma voiture.  Une vis de la table de direction qui n’était pas visée et qui aurait pu débarquer à tout moment et me causer un accident.  Ayoye !!  Merci pour la photo, elle me servira.  Avec tout ça, je ne vous ai pas dit que ma voiture faisait toujours « ka kling ka klang ».  Il me dit que l’alignement est fait et qu’il y a un « link » à l’arrière à changer, c’est ça le bruit, ainsi que des « bushing » à l’avant.  D’accord, très bien, facture raisonnable, bons mécanos, je me sens en confiance.  Je dois m’occuper de ça la semaine prochaine, cette semaine….. « I need a break ».   

Je rentre chez moi vraiment épuisée par tout ça.  Je décide d’annuler la cliente que j’avais reportée pour le jeudi soir car, je vais prioriser ma présence auprès de mon garçon.  J’apprends que mon fils est toujours à l’urgence et que la plaie a été protégée, ils attendent pour les points de suture.  Vers 18h, il est dirigé vers la clinique pour accélérer le processus.  Au final il n’a pas eu de points de suture, tout a été refermé avec de la colle.  Mon garçon rentre à la maison à 20h00, il est affamé et fatigué.  J’ai l’impression que toute la vapeur tombe maintenant, la fin de soirée est calme et j’en profite amplement.

Le vendredi….rien à déclarer !  La seule journée de la semaine où tout va super bien, tout se déroule comme prévu.

Et me voilà à vous expliquer pourquoi la Lune est Injuste 😉

En avançant sur le chemin de la vie, à travers les expériences, les défis, les épreuves, il y a toujours un beau travail d’introspection à faire.  J’aime bien en revenir aux blessures d’âme, pour moi c’est un concept concret et ça permet de belles prises de conscience afin de retrouver de plus en plus sa véritable nature, son essence profonde.  J’aime bien aussi la théorie d’un de mes amis qui dit que chaque blessure est en nous, plus ou moins forte et que chacune d’elle revient à tour de rôle en fonction de ce que nous vivons.  J’ai pu constater cette réalité aussi à travers la dernière année.  Tout ce que la vie met sur notre route est pour nous pousser à nettoyer cette blessure qui se veut plus vive par moment.

Je peux vous dire que tout ce que j’ai vécu depuis le mois de janvier et tout particulièrement lors de la première semaine de février a mis une de mes blessures grandement à l’épreuve.  Voilà, je me confesse, je vous avoue que cette blessure active en moi ces temps-ci est celle de l’injustice.  Pour toutes sortes de raisons, bien trop souvent reliées à des perceptions embrouillées, cette blessure s’est activée en moi dans ma jeunesse, évidemment comme pour toutes ces blessures d’âme.  Et mes perceptions ont fait en sorte que j’ai alimenté cette croyance à l’injustice bien trop longtemps.  Aujourd’hui je constate le masque que je porte lorsque je suis en réaction face à ça.  Le masque est celui du rigide.  Ahhh, je sais que je suis rigide, on ne m’apprend rien en me disant ça, mais je vis avec, je dose assez bien, je gère comme on dit.  Mais là, j’avais besoin de plus que gérer, je devait di-gérer !!!  Ce masque de rigide fait plusieurs choses, entre autres, il m’empêche de demander de l’aide car il me fait croire que je peux tout faire toute seule.  Il fait aussi en sorte que je veux que tout soit planifié et se déroule comme j’ai prévu.  Et quand ça ne se passe pas comme ça, je réagis souvent de manière sèche et raide.  Je veux que tout soit parfait et je ne veux surtout pas me tromper.  Je ne veux pas rester à rien faire, arrêter pour moi c’est parfois une perte de temps.

Eh bien, laissez-moi vous dire qu’avec tout ce que j’ai vécu, ma rigidité à été mise à l’épreuve !! 

J’ai dû en demander de l’aide et l’accepter à cœur ouvert.

J’ai dû me regarder et observer mes réactions parfois trop fortes quand ça ne va pas comme je veux.

J’ai dû accepter que les situations m’échappaient et que je devais m’y ajuster.

J’ai dû accepter que parfois je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre.

J’ai dû accepter que la souplesse était souvent la meilleure piste à envisager.

J’ai dû apprendre à me sentir en sécurité malgré tout.

Alors je remercie cette Nouvelle Lune (elle n’a peut-être absolument rien à voir là-d’ans) mais je constate que toutes les énergies qui ont été déployées cette semaine et qui culminaient déjà depuis début janvier ont complètement explosées.  Ma blessure m’a été mise en plein visage !  Bien qu’à aucun moment je n’ai crié à l’injustice, car j’ai tout de même appris avec les années à accepter cette réalité et qu’il y avait toujours un truc à comprendre en dessous.  Car c’est la blessure qui fait en sorte que nous portons le masque associé à elle. 

Alors j’apprends encore (nous apprenons toujours, c’est la beauté de l’expérience de la vie) que la souplesse et l’acceptation, le lâcher prise et la sécurité veulent se faire une place de choix dans mon cœur, dans ma vie.  Je sors grandie de tout ce qui a été traversé, ce fût bref mais intense et surtout fort en insécurité.  Je suis choyée au final d’être si bien entourée, supportée, comprise.  Je suis reconnaissante de toute l’aide que j’ai reçu et du pas de géant qui m’a été permis de faire.

Merci la lune pour avoir activé l’injustice en moi et me permettre de l’accueillir avec paix.

Namasté.